Reprise et refonte d'un prototype de boîtier de mesure.
Reprendre un prototype existant chez ID-1, remettre à plat son logiciel et son architecture — et ouvrir la voie au développement industriel d'un nouveau boîtier de mesure.

fig. 1Session de debug sur la carte SensorBox du prototype — sondes PCBite en place pour l'analyse des échanges entre microcontrôleurs.
Un prototype bancal à assainir
§ 01Quand je suis arrivé chez ID-1, mon premier projet a été de reprendre un prototype déjà existant d'un boîtier de mesure connecté, pensé pour suivre le comportement de machines thermodynamiques.
En réalité, c'était une architecture complexe et bancale, difficile à maintenir et à améliorer : un STM32 comme cœur, accompagné de deux ESP8266 — l'un pour la connexion Wi-Fi, l'autre pour l'interface de configuration. Une solution inventive mais lourde, fragile et inutilement compliquée.
Remettre de l'ordre dans le logiciel
§ 02J'ai commencé par réécrire entièrement le logiciel. Le code en place n'était ni maintenable, ni évolutif. Pour fiabiliser les échanges entre microcontrôleurs, j'ai mis en place un protocole de communication basé sur Protocol Buffers entre le STM32 et l'ESP8266. Cela a simplifié la structure, amélioré la clarté et rendu possible l'évolution future du firmware.
En analysant l'architecture, je me suis aperçu qu'il n'était pas nécessaire de conserver deux ESP : un seul pouvait suffire en exploitant sa capacité à fonctionner en mode AP et STA simultanément. Cette décision a permis d'alléger le design et de réduire la consommation de ressources.
Une interface utilisateur dans un mouchoir de poche
§ 03Pour l'interface utilisateur embarquée, la contrainte de mémoire était sévère. J'ai choisi Preact, une librairie légère, afin de proposer malgré tout une interface web dynamique et réactive. L'utilisateur pouvait ainsi configurer son boîtier directement depuis un navigateur, sans dépendre d'un PC dédié ou d'outils complexes.
Préparer la suite
§ 04Enfin, j'ai réalisé un audit complet de la carte électronique. Cet audit a permis de dresser un cahier des charges précis pour ce qui allait devenir le boîtier Akriplo : une version totalement repensée, robuste et industrialisable, que j'ai ensuite eu l'opportunité de concevoir de bout en bout.
Une leçon de recul
§ 05En étudiant ce prototype, j'ai remarqué qu'il avait déjà connu plusieurs itérations. Certaines bonnes idées initiales s'étaient, au fil des modifications, transformées en une usine à gaz complexe et peu fonctionnelle.
Cela m'a appris une leçon essentielle : dans tout projet, il est crucial de prendre régulièrement du recul, de remettre en question ses choix, et d'éviter de s'enfermer dans une idée séduisante qui peut finir par devenir un piège.
Bilan
§ 06Une excellente mise en jambes, et une expérience qui a forgé ma manière d'aborder les projets suivants.